Quel est le moyen le plus efficace pour arrêter la cigarette ?

arrêter la cigarette

En France, un quart des adultes fument quotidiennement. Cependant, le tabac est la principale cause de décès évitable dans ce pays. Par conséquent, de nombreuses personnes essaient de trouver des solutions pour arrêter de fumer. Une prise en charge thérapeutique du sevrage tabagique, utilisation de la cigarette électronique, traitement par les substituts nicotiniques, vaccin contre la nicotine, etc. … de nombreuses méthodes peuvent aider une personne à arrêter la cigarette.

Le traitement par les substituts nicotiniques

Dans une cigarette, la fumée est plus dangereuse, car elle contient des produits cancérigènes. Pour réussir à arrêter la cigarette, vous devez apporter à votre organisme la dose de la nicotine, sans avoir à passer par le tabac. C’est exactement le rôle des substituts nicotiniques, disponibles sous différentes formes : spray, gommes, patches… Le patch se présente sous forme d’un autocollant qui s’applique sur la peau et qui délivre de la nicotine à travers la peau afin de réduire progressivement la dépendance physique. Une cigarette classique apporte 1 mg de nicotine et 20 cigarettes représentent donc 20 mg de nicotine, c’est ce que fournit le patch de 21 mg/24h.  Pour les gros fumeurs (plus de 20 cigarettes par jour), plusieurs patches sont nécessaires pour supprimer le manque. Le patch doit être appliqué sur une surface de la peau sèche et sans poils. Afin de réduire le risque de lésions cutanées, il est recommandé de changer d’emplacement quotidiennement. De plus, le patch délivre de la nicotine plus lentement que les autres substituts nicotiniques, mais de façon plus constante et durable tout au long de la journée. Cela permet de soulager l’inconfort lié à la concentration, l’irritabilité, les sautes d’humeur, l’envie de fumer et de grignoter et d’autres désagréments pouvant survenir à l’arrêt du tabac.

Se faire vacciner contre la nicotine

La recherche de nouveaux traitements pour arrêter la cigarette prend de l’ampleur. Il a été démontré que les substituts nicotiniques et les médicaments aident au sevrage tabagique, mais il existe encore de nombreux échecs d’arrêt sur le long terme. Le principe du vaccin contre la nicotine est un moyen efficace pour arrêter de fumer définitivement et pour éviter de replonger, même si aucune n’est actuellement reconnue comme efficace. Le tabac contient environ 4000 substances par bouffée inhalée. Parmi elles, plus de 40 composants sont nocifs pour l’organisme, la nicotine étant la molécule responsable de la dépendance. En effet, le vaccin contre la nicotine est une méthode efficace contre cette dépendance à la nicotine. Son but est de stabiliser la nicotine dans le sang avant qu’elle n’atteigne le cerveau. Plus précisément, grâce à ce vaccin, l’acte de fumer ne satisfait plus le besoin de nicotine. Pour ce faire, il faut rendre visible la nicotine, une toute petite molécule qui franchit facilement les barrières naturelles pour atteindre le cerveau. L’objectif est d’en faire trop volumineux pour passer ces barrières et l’empêcher ainsi de déclencher la libération de la dopamine. Le vaccin contre la nicotine entraine l’organisme à attaquer la nicotine en utilisant des haptènes qui favorisent la production d’anticorps qui se lient aux molécules de nicotine pour former un ensemble trop volumineux.

La pratique des thérapies comportementales et cognitives

Aujourd’hui, les thérapies comportementales et cognitives font partie de celles qui se sont avérées efficaces dans le sevrage tabagique. Elles sont largement reconnues par les spécialistes pour leur efficacité. Elles aident les fumeurs à abandonner certaines habitudes, à gérer leur stress autrement qu’en fumant. En effet, les thérapies cognitives et comportementales sont des thérapies psychologiques qui peuvent aider les gens à modifier le système de pensée et le comportement. Elles sont une application des théories de l’apprentissage, des méthodes pédagogiques traditionnelles et des méthodes expérimentales. L’aspect comportemental recouvre  les comportements fréquents des fumeurs dans la vie quotidienne : allumer une cigarette lorsqu’on réfléchit à un problème compliqué ou lorsqu’on se sent stressé, etc. L’aspect cognitif est tout ce qui se passe dans le cerveau d’un fumeur. En effet, les cigarettes agissent sur son cerveau de manière directive par l’action de la nicotine. Cet aspect peut se résumer par la lutte contre la volonté d’une personne et l’effet pharmacologique du tabac sur son cerveau. Les buts de ces comportements et cognitifs, pouvant se dérouler individuellement ou en groupe, sont d’arrêter de fumer, de le maintenir et de développer une vie sans tabac.

La consultation de tabacologie

Les fumeurs qui réussissent à arrêter la cigarette sans replonger sont généralement bien accompagnés et très motivés. En effet, il est important de savoir que la surveillance médicale optimise les chances de réussite. La consultation en tabacologie s’adresse aux fumeurs qui souhaitent d’arrêter de fumer ou de réduire la consommation-tabac. Le rôle du tabacologue est d’informer, de prévenir et de lutter contre le tabac et les troubles connexes. Il s’agit notamment d’aider les fumeurs à renforcer leur motivation à l’arrêt de la cigarette. Il permet une prise en charge complète, personnalisée et sur mesure, en proposant des substituts, des médicaments, mais également des conseils et une aide psychologique. La première séance chez un professionnel de santé se déroule en plusieurs étapes. En premier lieu, vous devez commencer par répondre à des questions sur votre rapport à la cigarette. Vous devez par exemple préciser l’âge auquel vous avez commencé à fumer, le nombre de cigarettes que vous fumez par jour, les contextes qui vous incitent à fumer davantage (problèmes, stress, soirée entre amis…). Vous serez également amené à évoquer votre tempérament, à détailler vos habitudes alimentaires, vos motivations ainsi que les difficultés que vous avez affrontées dans le passé pour arrêter de fumer. Durant la deuxième étape, vous êtes invité à passer différents tests visant à mesurer votre dépendance physique et votre dépendance psychique. Pour cela, on utilise un outil qui permet de mesurer le taux de monoxyde de carbone dans l’air expiré. En fonction de la dépendance observée, des médicaments et des substituts nicotiniques peuvent être prescrits afin de faciliter le sevrage.

L’usage de la cigarette électronique

Les cigarettes électroniques font désormais partie de l’arsenal thérapeutique. Elles permettent de préserver le comportement du fumeur et d’apporter à l’organisme la dose nécessaire de nicotine, tout en évitant d’inhaler toutes les substances cancérigènes du tabac. La fumée des e-cigarettes est moins toxique que le tabac. Elle vous permet de vous libérer du monoxyde de carbone et de réduire votre taux de nicotine, afin de devenir moins dépendant. Les cigarettes électroniques contiennent des substances qui ont des effets à long terme sur la santé. De plus, les cigarettes électroniques, comme les substituts nicotiniques, aident à arrêter de fumer, mais ne guérissent pas la dépendance. De nombreux patients connaissent qu’il est important pour eux de garder de la fumée dans leur gorge. Pour certains, c’est plus important que la nicotine. Après l’arrêt du tabac, il faut des mois pour se débarrasser de votre vapoteuse, en réduisant progressivement la dose de nicotine.

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